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Après des études de psychologie clinique, Marie-Annick Dion est aujourd’hui art-thérapeute auprès de jeunes en situation de rupture, et auteur de plusieurs articles sur sa pratique de l’art-thérapie auprès d’eux. 

Marie-Annick Dion reversera 1 euro par exemplaire vendu au profit de l’association Autrement Dit, qui soutient la création et le fonctionnement de Maisons des Assistants Maternels adaptées à l’accueil d’enfants autistes. 

Juan Pablo Lucchelli est psychiatre et psychanalyste à Paris. Il est père d'un enfant  autiste et a une pratique quotidienne auprès des autistes et de leurs familles. Conférencier reconnu, membre de l'Ecole de la Cause freudienne et de l'Association Mondiale de Psychanalyse, docteur en psychanalyse et en philosophie, il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles de référence.  

Ce livre explore différentes approches théoriques de l’autisme depuis la psychanalyse jusqu’aux sciences cognitives. Son auteur prend appui non seulement sur la littérature scientifique, mais aussi sur des exemples cliniques de sa propre pratique pour arriver à une conclusion précise quant à l’indication du traitement psychanalytique des autistes. Le psychanalyste peut-il à lui seul être une réponse thérapeutique à l’autisme ? Certainement pas. La psychanalyse est-elle indiquée chez les autistes ? Elle l’est à condition qu’elle refonde entièrement sa conception de l’autisme. 

Autisme, quelle place pour la psychanalyse ?  de Juan Pablo Lucchelli 

Préface : Jean-Claude Maleval 

Il est maintenant largement admis que l’autisme, quelles que soient les formes cliniques qu’il prenne, est un trouble neurobiologique qui détermine un rapport différent aux autres et au monde. Une fois l’origine neurobiologique admise, l’enjeu, pour les soignants, pédagogues et parents des autistes adultes et enfants, est de leur faire une place dans ce monde, chacun selon leur spécificité. En France, et en raison de l’influence de la psychanalyse, il y a toujours eu une tendance à considérer que l’autisme était une psychose infantile. Un des premiers cas d’autisme a été décrit par la psychanalyste Mélanie Klein (le fameux « cas Dick ») dans les années 30. Au début des années 50, quand en France on connaissait peu le travail pionnier de Leo Kanner, Jacques Lacan, devançant ainsi la notion actuelle d’attention conjointe, s’est intéressé au cas Dick, pour lequel il a développé un « modèle optique » de la personnalité, sans toutefois se prononcer quant à son diagnostic.  

Ecrits de professionnels 

Bruno Bettelheim est un pédagogue et psychologue américain d'origine autrichienne né à vienne le 28 aout 1903 et mort en mars 1990 

Il s'est rendu célèbre par la publication de livres de vulgarisation où il explique les théories pédagogiques et psychothérapiques, mises en œuvre à son École d'orthogénie de l'Université de Chicago qu'il a dirigée pendant trente ans. 

Son statut de psychanalyste est sujet à controverse1. Il est décrit par certains comme "psychanalyste autodidacte".  

L'année 1947, voit en Amérique la naissance d'une utopie. En créant la "Chicago orthogenic school", Bruno Bettelheim, disciple de Freud, réalise son rêve d'une institution psychiatrique où le malade mental réapprendrait à vivre et dont il pourrait sortir sans difficulté de réadaptation. Le succès et la célébrité sont immédiats. Le psychanalyste accueille des enfants caractériels ou psychotiques - autistes notamment - et démontre qu'il est possible de les guérir. Il invente un milieu thérapeutique proprement révolutionnaire par l'environnement, le cadre de vie, la solidarité qui unissent soignants et patients. Aucun détail, même matériel, n'est laissé au hasard pour assurer à l'enfant la liberté et la vie quotidienne qu'il aurait dans une famille idéale. "Un lieu où renaître", dont l'élaboration ne dura pas moins de vingt-cinq ans, est l'histoire de ce rêve, de cette ambition, de cette aventure qui allaient transformer toute la psychiatrie contemporaine 

Un lieu où renaitre de Bruno Bettelheim 

Laurie, Marcia et Joey, le petit garçon " mécanique " : trois enfants autistiques enfermés dans leur forteresse vide, figés dans leur mutisme et leur monde fantasmatique. Trois enfants parmi d'autres qui sont tenus pour incurables, avec lesquels Bruno Bettelheim et son équipe ont tenté d'entrer en communication - on verra au prix de quels efforts et de quels aléas. 

C'est donc moins l'histoire de cas qui nous est ici rapportée que celle d'une aventure méthodique : la recherche patiente et passionnée d'une rencontre, là où l'importance de ce que l'on appelle trop vite la régression paraît l'interdire à jamais. 

On trouvera, encadrant ces trois bouleversantes observations illustrées de dessins et de photographies, une analyse critique de la littérature psychiatrique sur l'autisme infantile, l'exposé des vues théoriques de l'auteur sur la constitution du " Soi " et une discussion du mythe des enfants sauvages. 

La forteresse vide de Bruno Bettelheim 

Psychologue clinicien, spécialiste de l'autisme, Howard Buten est aussi le clown Buffo et l'auteur de romans qui ont été d'immenses succès. Au premier rang desquels Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué. 

" Certains jours, je me dis qu'en fin de compte, je vais acheter une île déserte ; que je vais prendre tous les autistes de la terre et les emmener avec moi [...]. La souffrance, de quoi est-elle faite, au juste - la nôtre, la leur ? Qu'est-ce qui distingue l'une de l'autre ? Combien pèse-t-elle ? Qu'est-ce qui constitue le contraire de la souffrance ? Et si, en fin de compte, c'était le partage, l'apprentissage, la découverte, l'ouverture de l'horizon ? " H. B. 

Il y a quelqu'un là-dedans. Des autismes. De Howard Buten 

Les parents d'enfants autistes ont aujourd'hui le sentiment légitime d'être abandonnés. L'ignorance persistante sur ce que les uns appellent maladie, les autres handicap, les laisse face à une malédiction aveugle que les promesses réitérées et sans lendemain des sciences médicales rendent encore plus insupportable. Renonçant à traquer le fantôme de la cause - ce qui ne veut pas dire qu'à ses yeux cette affection soit sans raison -, la psychanalyse déplace la question en concentrant sa recherche sur les enfants eux-mêmes. Elle découvre alors de petits sujets vifs, intelligents, attachants, qui sont simplement retirés dans un autre monde où ils semblent d'abord hors d'atteinte. L'enjeu est alors de trouver la voie pour les rejoindre dans cet ailleurs indistinct et les conduire sans les contraindre à faire quelques pas en direction du monde qui est le nôtre. Sous divers angles, les auteurs de ce recueil illustrent cette approche, animés par la conviction que, si la forteresse dans laquelle ces enfants sont enfermés nous est quelquefois apparue vide, c'est parce qu'en réalité nous n'en avions pas encore trouvé la clef. 

Les paradoxes de l'autisme de Jean-Daniel Causse et Henri Rey-Flaud. Avec la participation de Jean-Claude Maleval 

Bernard Golse est pédopsychiatre et psychanalyste. Spécialiste de l’autisme, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris, il est également professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris-V. Il a notamment publié Au début de la vie psychique (avec Julien Cohen-Solal) et Nos bébés, nos ados (avec Alain Braconnier).  

« Tu sais, quand j’étais petit, j’ai eu des difficultés. Quand je suis né, je n’étais pas là… » 

Ces mots, ce sont ceux de Vincent, 11 ans, lorsqu’il parle de son histoire. 

À un peu plus de 2 ans, Vincent a été diagnostiqué autiste. Pendant les années qui ont suivi, il a eu la chance de pouvoir bénéficier d’une prise en charge multidimensionnelle. Aujourd’hui, il est sorti de sa bulle autistique. Il a accédé à la communication, à la symbolisation et au langage. 

Partant de l’histoire de ce garçon, Bernard Golse fait le point sur les dernières avancées scientifiques et thérapeutiques concernant cette maladie qui se soigne de mieux en mieux. À quelle condition ? Que professionnels et parents travaillent davantage ensemble, sans parti pris ni dogmatisme, et qu’ils sachent profiter de toutes les techniques de soins qui sont aujourd’hui à leur disposition. 

Mon combat pour les enfants autistes de Bernard Golse 

L'écho considérable dans les médias américains et britanniques de l'ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd'hui les spécialistes et chercheurs du monde entier à une modification radicale de la considération des obsessions ou fixations, des passions ou intérêts spécifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigés ou considérés comme des lubies passagères, à éradiquer. Cet ouvrage interroge ainsi la considération des affinités dans diverses approches de l'autisme et ouvre le débat quant à la question du diagnostic, de l'étiologie et du déterminisme de l'autisme, et plus largement les points de butées que la science rencontre chez l'autiste. La visée majeure de cet ouvrage – visée politico-clinique – est de montrer l'intérêt de l'Affinity therapy, d'en déplier la portée ainsi que ses accointances avec le traitement de l'autisme mis en oeuvre dans la "pratique à plusieurs" s'orientant du discours analytique. En France et en Europe, de nombreuses institutions qui accueillent des sujets autistes prennent en compte dans leur pratique au quotidien l'objet dit autistique, l'affinité aussi discrète soit-elle, non comme un obstacle mais un objet élu, une affinité élective de l'autistic mind. Elles soutiennent ainsi les inventions de chacun des autistes, les complexifient vers une ouverture au monde, au lien social et aux apprentissages. Cet ouvrage définit les principes et la logique d'une telle pratique et déplie comment ces institutions offrent "un mix sur mesure" du triptyque médical, pédagogique et activités d'apprentissages. Ainsi, cet ouvrage apporte de manière très serrée ce qu'il en est d'un appui sur les affinités et inventions subjectives dans le traitement de l'autisme : la prise en considération du réel qui s'impose et des défenses élaborées par le sujet pour y faire face. 

Tout s'est précipité aux Etats-Unis à partir du printemps 2014. Le célèbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, animated. Il y décrit "sa rencontre" avec son fils autiste Owen grâce au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s'est mis à parler et a développé de nombreuses capacités. R. Suskind témoigne précisément du soutien des inventions d'un autiste par les membres de sa famille. C'est ce qu'il nomme, fort justement, l'Affinity therapy. Nombreux sont les parents qui parient, souvent contre l'avis des experts, sur les capacités auto-thérapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinités quelles qu'elles soient. Nombreux sont les autistes qui témoignent de l'appui fondamental qu'elles constituent, tout comme le soutien d'un de leurs proches. Il s'agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d'apprendre des conséquences de l'Affinity therapy, non seulement d'écouter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour créer du lien  

Affinity Therapy, nouvelles recherches sur l'autisme. Ouvrage collectif (auquel j'ai participé) sous la direction de Myriam Perrin  

agnès aflalo est Psychanalyste, membre de l'École de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse, psychiatre, ancien praticien hospitalier. Elle enseigne à la Section clinique de Paris-Île-de-France. Auteur de L’Assassinat manqué de la psychanalyse (Cécile Defaut, 2009), elle a contribué à des ouvrages collectifs : Connaissez-vous Lacan ? (Seuil, 1992), Qui sont vos psychanalystes ? (Seuil, 2002), L'Anti-Livre noir de la psychanalyse (Seuil, 2006). Elle a été directrice adjointe du journal Le Nouvel Âne. 

On fait croire que l’autisme se répand ; on décrit une épidémie ; on crie haro sur la psychanalyse. De quoi s’agit-il ? De vous faire consommer des produits qui ne servent à rien ni à personne, pas aux autistes en particulier. Agnès Aflalo démonte la stratégie marketing de Big Pharma : dévoyer les cautions scientifiques et les agences « indépendantes » d’évaluation, afin de booster ses ventes. Tout affect devient une maladie. L’hyperactivité a été fabriquée pour rentabiliser la pilule de l’obéissance. L’extension des « troubles du spectre autistique » vise à généraliser les tests et la rééducation intensive des enfants – proies faciles – par des techniques cognitivo-comportementales. Le surdiagnostic suivi de l’hyperprescription produisent déjà des ravages aux États Unis. Face à cette négation de la parole singulière des jeunes sujets, les psys français seraient-ils plus visés d’être moins dociles ? 

  

 

Autisme. Nouveaux spectres, nouveaux marchés, par Agnès Aflalo 

Le Français Laurent Mottron, psychiatre et chercheur en neurosciences cognitives résidant au Québec, est directeur scientifique du Centre d'excellence en troubles envahissants du développement de l'Université de Montréal (Cetedum). Les recherches de son équipe, qui a publié plusieurs dizaines d'articles dans les meilleures revues scientifiques, permettent d'affirmer que les autistes pensent, retiennent, s'émeuvent, et surtout perçoivent différemment des non-autistes. Ce groupe défend l'idée que la science, en considérant l'autisme comme une maladie à guérir, passe à côté de sa contribution intellectuelle et sociale. 

Aux antipodes de la psychanalyse comme des techniques d'inspiration behavioriste, et dépassant la question de l'efficacité des « marques » d'intervention (Lovaas, ABA, Denver, etc.), cet ouvrage a l'ambition de refonder l'intervention précoce intensive pour les enfants autistes d'âge préscolaire. 

Ancré dans les neurosciences cognitives de l'autisme, il renouvelle d'abord notre compréhension des signes autistiques précoces. Il dissèque ensuite fondements, techniques et résultats de l'intervention contemporaine cherchant à réduire ces signes, puis fournit les principes d'une éducation fondée sur les forces des autistes, ce qu'on doit viser à changer chez eux, et comment on pourrait le faire, et ce qu'on ne doit pas chercher à changer. Il se termine par des propositions d'organisation de l'intervention au niveau des systèmes éducatifs et de santé. 

Cet ouvrage s'adresse à un large public : les parents d'enfants autistes venant de recevoir le diagnostic, les professionnels impliqués dans l'intervention, les scientifiques et les chercheurs, les autistes adultes et les décideurs politiques à l'heure de légiférer sur le soutien aux autistes. 

L'intervention précoce pour enfants autistes, Nouveaux principes pour soutenir une autre intelligence, de Laurent Mottron  

L'autiste et sa voix de Jean-Claude Maleval 

Jean-Claude Maleval est psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne, membre de l’Association mondiale de psychanalyse et professeur de psychologie clinique à l’université Rennes-II. Il a notamment publié La Forclusion du Nom-du-père (Seuil, 2000), Logique du délire (Masson, 1996), Folies hystériques et psychoses dissociatives (Payot, 1981). 

Bien que l’on se soit longtemps représenté l’enfant autiste comme un être muet se bouchant les oreilles, les cliniciens ont constaté que la voix constitue un objet pulsionnel auquel il porte une attention particulière : beaucoup d’autistes s’interrogent sur le mystère de la parole en plaçant la main sur la gorge de leur interlocuteur, certains cherchent à faire parler des objets à leur place, la plupart témoignent d’un intérêt marqué pour la musique et les chansons. S’ils tiennent leur voix en réserve, soit par le mutisme, soit par l’effacement de l’énonciation, c’est en raison de la crainte d’avoir le sentiment d’être vides s’ils la faisaient servir à l’appel. Cette non-cession de la jouissance vocale a pour conséquence des manières spécifiques de composer avec le langage, allant d’une langue de signes désaffectivée, mais propre à l’échange, à des langues privées servant peu à la communication. Quelques remarquables témoignages d’autistes de haut niveau permettent maintenant de mieux s’orienter dans la clinique classique de l’autisme telle qu’elle fut dégagée par Kanner. Leurs expériences attestent que les méthodes qui les aident le mieux sont celles qui ne sacrifient pas l’individualité et la liberté du sujet, mais savent prendre appui sur ses inventions et ses îlots de compétence. 

Petit traité d'antoinologie de Marie-Annick Dion 

Auxiliaire de vie scolaire dans une classe de CM2, Marie-Annick Dion aide un jeune enfant autiste, Antoine, à vivre le mieux possible son rôle d’élève. Témoin de ses embarras infinis, elle décide de lui proposer un autre lieu où elle travaille comme accueillante : l’association Geppetto qui est destinée aux jeunes « en rupture ». A l’écart des attentes d’apprentissages, elle se laisse enseigner par Antoine et réalise avec lui, en compagnie des autres accueillants, une machine qui n’est pas sans évoquer celle de Joey le petit patient de Bruno Bettelheim. Cependant, la manière dont Marie-Annick Dion fonde sa réponse est bien différente car elle accompagne Antoine dans ces deux espaces qui, finalement, lui posent autant de problèmes : dans l’espace social ordinaire, elle l’aide à s’adapter aux demandes et dans l’espace thérapeutique, elle l’aide à formuler ses propres demandes, deux postures opposées dont elle fonde l’articulation sur les inventions d’Antoine. Les effets produits suscitent des réflexions et des propositions tout à fait nouvelles pour le suivi des enfants autistes.