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Qui suis-je ? Comment se présenter sans que cela soit trop formel ? Trop impersonnel ? Ou à l’inverse trop intime ? Comment choisir ce qui compte, ce qui est important ?

Je m’appelle Valérie. Je suis maman de 4 enfants dont le petit dernier est autiste, j’ai un chien, un chat, je vis dans le sud de la France, à 300 mètres de la mer, au sein d’un parc protégé où se réunissent les flamants roses et les oiseaux migrateurs. Les goélands nichent tous les printemps sur le toit de ma maison et ça me rend heureuse. 

Est-ce que cela suffit ? 

Qui je suis 

J’étais pianiste et violoniste. Professeure et musicienne d’orchestre. Ma vie semblait se dérouler sans problèmes particuliers. J’avais un métier plus qu’honorable, un mari plutôt gentil, des enfants merveilleux. Je ne saurais dire si j’étais comblée dans cette vie. En vérité, je n’avais pas beaucoup le temps de penser à ça, d’autant que mon vrai bonheur se trouvait dans le fait d’avoir des enfants. Être mère a toujours été ma plus belle aventure. 

Je lisais presque un livre par jour et, cinéphile accomplie, j’usais jusqu’à la trame mes abonnements au cinéma de mon quartier. Je faisais suffisamment de sport pour me maintenir en forme, pour autant, j’étais à l’arrêt, sans savoir si cela était ou non une fatalité. 

Un divorce plus tard, un second mariage et mon petit dernier. L’autisme débarquant dans notre famille comme un tsunami, comme un tonnerre dont le grondement ne cesserait jamais. Tel un tourbillon s’engouffrant par la fenêtre, faisant s’envoler tout ce qui se trouve sur son trajet. 

Mais cela ne m’a pas détruit. Non, cela m’a réveillée. Il a fallu me défaire du superflu, établir mes priorités, ouvrir grand les yeux sur ce qui était fondamental, sur ce qui, à l’inverse, encombrait mon quotidien, m’empêchant de définir l’essentiel, comme on se délesterait de bagages trop volumineux pour sauver le navire qui prend l’eau de toutes parts. 

Un autre divorce plus tard… mes grands enfants installés dans leurs vies, tous artistes… je reste avec mon petit tout cassé… Mais pas si cassé que ça finalement, puisqu'à son rythme, il se fait sa place au monde et, à son tour, vit ses passions. 

J’ai fini par arrêter la musique. Plus le cœur à cela, et puis, j’ai réalisé que ça ne me dérangeait pas de ne plus être une musicienne, l’une de mes filles a pris le relais de toute façon. Ça me laissait tout le temps de devenir auteure, ce que j’ai toujours été au fond de moi à bien y regarder. 

J’ai écrit sur mon fils, sur l'autisme, sur le handicap au sein d’une société. J’ai rencontré des médecins, des professeurs d’université, des dirigeants des institutions spécialisées, des acteurs gouvernementaux du médico-social… Et des familles. Tant et tant de familles tourmentées. J’en ai fait mon nouveau chemin, mon combat. Pour tout dire, j'en ai fait mon métier. 

Entre l’écriture, les conférences et les formations que je donne aux professionnels ayant à charge les personnes autistes, la gestion et le bon fonctionnement des diverses associations auxquelles je participe activement, et bien sûr, la vie aux côtés de mon fils, je me suis immergée dans ce monde particulier, comme une seconde peau, un sacerdoce. 

Pendant plusieurs années, je me suis oubliée dans ce combat, mais petit à petit, je reprends la main sur mon existence et je parviens à renouer avec la ferveur qui m’habite.

C’est ce que j’essaye de partager ici, mes multiples passions.

L’écriture en premier lieu, qui tient la plus grande place, avec la présentation de mes livres et des textes rédigés pour différentes revues, mais aussi les deux films co-réalisés avec mon amie Solène Caron.

Et des liens vers mes différents sites dédiés à trois autres passions : Les insectes, Outlander, la saga littéraire adaptée à l’écran et la création de sites web.