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   1/   Professionnels du secteur médico-social 

 

. Instituts Médicaus Éducatifs (IME)  

. Hôpitaux psychiatriques (HP)  

. Service d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD),  

. Centre d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) 

. Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique ( ITEP) 

. Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) 

. Foyers d'accueil médicalisés ( FAM) 

. Maisons d'accueil spécialisées  (MAS) 

. Etc....  

3- Professionnels du secteur éducatif  

+ élèves des écoles maternelles et primaires 

 

. Enseignants 

. Chefs d'établissements 

. Personnel accompagnants (Aides maternelles - Agents de services) 

. Personnel de service 

. Intervenants  

4 - Professionnels des secteurs d'urgence 

 

. Assistantes sociales  

. Urgentistes 

. Infirmiers 

. Ambulanciers 

. Agents de police 

. Pompiers 

. Employés en milieu carcéral 

5 - Associations et familles concernées par l'autisme.  

Objectifs :  Conseiller et soutenir les professionnels susceptibles d’intervenir auprès de personnes autistes au sein de diverses institutions spécialisées.

 

Durée : 6 heures minimum

 

Contenu :

09h00 : Présentation 

09h15 : Diffusion du film : Le monde de Théo

10h 00 : Discussion après le film 

10h30 : Pause 

10h45 : Description du spectre autistique en 3 catégories principales :

- Altération des interactions sociales

- Altération de la communication

- Caractère restreints, répétitifs et stéréotypés du comportement, des intérêts et des activités.

Les autres symptômes associés

Les troubles associés

 

12h00 pause repas

 

Après-midi

-  Le corps : Déficience du schéma corporel, ce que cela implique, comment rassurer.

 - L’hyper esthésie : Ce que cela engendre, comment soulager.  L’importance des objets autistiques.

-  Les comportements : Comment les lire, comment les canaliser.

- Les rituels : Ceux qui rassurent, ceux qui enferment. Comment s’en saisir. 

- Les sentiments, les émotions, l’imaginaire : Un fonctionnement différent du nôtre. Savoir les décoder et se méfier des fausses lectures.

- la communication, verbale ou non verbale. Travail sur le langage oral et gestuel.

- les outils. Ce qu’il faut faire et ne pas faire.

- Dialogue avec les familles : Le bon dosage entre écouter et prendre en charge.

 

Possibilité de s’appuyer sur des cas cliniques rencontrés par les professionnels présents.

Objectifs :  

 

Pour le personnel (durée de 2 à 4 heures)

- Apprendre à détecter les comportements autistiques

- Comprendre pourquoi l’enfant à recours à ces comportements particuliers

- Connaître les postures à adopter

- Eviter quelques pièges

- Se servir des outils à disposition

- Repérer les troubles associés

- Dialoguer avec les familles

 

Pour les enfants (durée, de ¾ d’heure à 1h30, selon l’âge des enfants)

- Appréhender le monde de l’autisme à l’aide d’un livre illustré : Autre-Chose dans la vie de Théo.  (Possibilité de le projeter via télévision avec connexion USB ou HDMI ou vidéoprojecteur)

                        - Expliquer la notion de différence

                        - Comprendre la différence entre maladie et handicap

                        - Réfléchir à la posture à adopter

                        - Parler de l’inclusion

                        - Trouver sa place auprès de l’enfant autiste.

 

Pour clôturer la rencontre, colorier, découper, dessiner des personnages du livre en fonction de l’âge des enfants.  

   2 / Accompagnants spécialisés  

 

. Moniteurs et éducateurs spécialisés

- Animateur socio-culturels

. AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire)

. AESH ( Accompagnant des élèves en situation de handicap)

 

 

 

Les thèmes abordés :  

 

Rituels 

Ceux qui sont indispensables :  les accueillir, les adapter si besoin, aider à ce que l’entourage les comprenne et les accepte également.

Ceux qui dérangent l'entourage : Les comprendre avant de tenter de les transformer, les contourner si c'est possible, les remplacer peut-être. Ne jamais nier leur importance. Ne jamais gronder.

 

Les stéréotypies 

Comme pour les rituels, faire la distinction entre celles qui sont indispensables. Si elles gênent à l’apprentissage, essayer de les adapter jusqu’à ce que l’enfant puisse de lui-même les gérer. Mais avant tout, tenter d'en comprendre l'utilité. 

 

Le schéma corporel déficient 

Il génère beaucoup d’angoisse et est à l’origine de la plupart des comportements particuliers et bien sûr de la plupart des stimulations sensorielles.

L’enfant a besoin d’apprendre à prendre conscience de toutes les parties de son corps, notamment de ses extrémités.

 

L’hyper et l'hypo-esthésie 

Souvent invisible, l’hyper et l'hypo sensibilité d’un ou plusieurs sens sont à l’origine de beaucoup de malentendus.

Attention à ne pas le toucher si l’enfant est dérangé, attention aux odeurs (café, cigarette, certains parfum). Utiliser si besoin est, des bouchons d’oreilles lorsqu’il y a trop de bruit dans la classe ou dans la cour et moduler sa voix si besoin. Proposer des lunettes de soleil si l'éclairage le dérange, des vêtements dont il supporte le toucher.

 

Le langage 

Qu’il soit parlant ou mutique, l’enfant autiste a un rapport au langage souvent très compliqué. Attention aux seconds degrés, au langage imagé, aux doubles sens, aux synonymes et homonymes etc…

Le langage facial et gestuel est également très compliqué, voire perturbant.

  

Les objets 

Souvent l’enfant autiste est plus à l’aise avec les objets qu’avec les notions abstraites ou les dessins en 2 dimensions. L’objet est rassurant et il peut le toucher et définir sa réalité.

S’en servir autant que possible et lui laisser les toucher tant qu’il le veut.

 

L’objet autistique 

Indispensable pour beaucoup d’enfants autistes. Nécessaire pour gérer les angoisses liées notamment aux changements. Ne pas sous-estimer son importance et la douleur de se le faire retirer. Négocier avec l’école si elle le refuse en faisant apparaître cette importance.

Ne surtout pas s'en servir comme récompense et encore moins comme une punition !

 

L’affect (C’est un sujet primordial) 

A aucun moment il ne faut faire peser sur l’enfant le poids de son ressenti personnel car cela est terriblement anxiogène.

L’enfant autiste est autocentré, donc il n'utilisera pas de chantage affectif. Ses comportements ne sont pas des « tests » ou des « vengeances » ou quoi que ce soit qui concerne l’autre, mais des moyens qu’il a trouvés pour se rassurer ou pour donner un sens à ce qu'il ne contrôle pas. Le gronder ou le mettre à l’épreuve surajoute de l’angoisse et ne règlera rien, bien au contraire.

 

En cela il est important d’avoir une démarche altruiste et toujours bienveillante.

De la même manière, il faut avoir une posture engagée vis-à-vis de l’enfant et savoir à l’occasion résister à la pression de l’entourage.

 

L’accompagnant devient en quelque sorte la « peau » qui protège l’enfant. Il doit pouvoir compter dessus à tout moment. S’il se sent protégé, alors l’enfant autiste pourra évoluer petit à petit en dehors de son « cercle » protecteur et enfermant.

Objectifs : 

Conseiller et soutenir les professionnels susceptibles d’intervenir auprès d’une personne autiste ou présentant des troubles du comportement

 

Contenu : 

 

- Apprendre à détecter des comportement autistiques 

Certaines formes d’autisme sont plus difficiles à détecter que d’autres. Si parfois, les troubles sont lisibles, d’autres passeront inaperçus, ce qui donnera lieu à des malentendus pouvant générer de mauvaises réactions de part et d’autre.

Il est important de comprendre comment fonctionne une personne autiste afin de bien réagir face à ses comportements et de ne pas générer une situation qui sera terriblement anxiogène pour la personne autiste, et, par rebond, difficile à gérer pour l’intervenant.

 

- Comprendre les comportement particuliers 

Les personnes autistes, souvent hyper sensibles (ou hypo-sensibles) et très angoissés, ont créé, chacune à leur manière, des rituels et des comportements particuliers afin de vivre au mieux avec leurs troubles. Ces rituels, même si nous ne les comprenons pas, sont très importants pour eux et leur permettent de se rassurer à chaque instant. Il est fondamental de les respecter du mieux possible afin de favoriser une interaction avec eux, et cela d’autant plus lorsque la situation est urgente ou délicate.

 

- Connaître les postures à adopter 

Selon les comportements de la personne autiste, il est préférable d’adopter des attitudes qui n’entreront pas en conflit avec son besoin de se rassurer.

En restant attentif à sa manière d’être et de réagir, on peut comprendre sur quel mode il est préférable de l’approcher, que ce soit sur le plan physique, physiologique ou psychologique :

Epilepsie, hyper sensibilité tactile, olfactive, auditive, automutilation, vomissement, refus d’être touché, refus du regard direct, incapacité à s’exprimer… pour chacune de ces particularités, il y a des gestes à privilégier et d’autres à éviter.

 

- Les pièges à éviter 

Les personnes autistes, même lorsqu’elles sont de haut-niveau, ont beaucoup de mal à comprendre les sous-entendus, les seconds degrés et le sarcasme. Il est important d’être précis dans la manière de s’adresser à elle et surtout, de ne pas leur prêter de mauvaise intention par rapport à leur réaction qui peut paraître déroutante.

De la même manière, une personne autiste peut être mutique sans pour autant avoir de déficience mentale. Il ne faut pas confondre son silence, probablement lié à une angoisse pathologique, avec une incapacité de comprendre ce qu’on lui dit.

 

- Les outils éventuels 

Même s’il faut bien sûr privilégier le rapport humain, l’empathie et la bienveillance, il ne faut pas non plus négliger les outils parfois tout simple qui peuvent aider à alléger l’angoisse d’une personne autiste. Un objet à sa portée (ce qu’on nomme : objet autistique, qu’elle aura doté d’un pouvoir symbolique fondamental) une odeur, une chanson, un vêtement particulier, un chiffre, une phrase qu’elle aime répéter… A vous de trouver ce qui peut fonctionner en la questionnant (si la personne est apte à vous répondre, verbalement ou non), en questionnant son entourage ou en étant particulièrement attentif.

 

- Les troubles associés 

L’autisme est souvent accompagné d’autres pathologies, telles que la dyspraxie, la dysphasie, les hypers et hyposensibilité, l’épilepsie etc. La personne autiste a souvent une représentation de son schéma corporel déficient et il est important de toujours tenir compte de cette difficulté particulière à se représenter dans l’espace.

 

En conclusion, l’autisme est un syndrome, c’est-à-dire, une addition de symptômes. Même si chaque personne est unique et présente un autisme bien particulier, beaucoup de ces symptômes sont récurrents et repérables. Il est possible et important d’agir en les respectant du mieux possible, même en situation d’urgence… Surtout ! En situation d’urgence.

 

 

 

 

 

Objectif :

-Permettre la libération de la parole des proches,  auprès de personnes aptes à comprendre, à soutenir, voire, en mesure d’apporter quelques solutions.

 

-Evoquer tous les sujets relatifs à la vie avec une personne autiste, que ce soit d'un point de vue médical, sociétal, administratif, ou familial.

 

-Chercher ensemble à comprendre la raison de certains troubles, de certains comportements, chercher également ce qui peut être envisagé pour alléger le quotidien.

 

- Concevoir des solutions pour sortir de l’isolement et pour se projeter dans l’avenir.

 

-Mettre en contact avec d’autres familles, avec des associations.