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Birger Sellin (né à Berlin le 1er février 1973) est le premier auteur autiste publié en Allemagne. 

Son premier ouvrage édité, à tendance poétique, était intitulé Ich will kein Inmich mehr sein (Je ne veux plus rester à l'intérieur de moi) (1993). 

Ce message d'un esprit autiste a rapidement été traduit en plusieurs langues, et Birger est devenu le centre d'une polémique sur l'incompatibilité de son autisme avec l'écriture par la méthode controversée dite de "communication facilitée".  

Il était une fois, dans une banlieue de Londres, un enfant autiste dont la langue maternelle était les nombres… Daniel Tammet se souvient de ce langage numérique qu’il comprenait mieux que celui de sa famille. 

Aujourd’hui, ce polyglotte capable d’apprendre l’islandais en une semaine nous propose un voyage dans l’univers des langues et de ceux qui les parlent, les inventent ou les étudient. 

Il nous entraîne à la rencontre des Nahuas, ces descendants des Aztèques qui forgent des mots à partir des bruits de la nature. Il raconte les péripéties de l’inventeur de l’espéranto et dialogue avec ceux dont c’est la langue maternelle. Il nous montre comment apprendre une langue étrangère de manière intuitive ou pourquoi l’apparition du téléphone a modifié notre façon de nous parler. 

De l’art de la traduction de la Bible à la poésie de la langue des signes, ces pages révèlent l’étonnant éventail des talents linguistiques et littéraires de l’auteur. 

Chaque mot est un oiseau à qui l'on apprend à chanter de Daniel Tammet 

Josef Schovanec est né le 2 août 1981 en région parisienne. Ses parents d'origine tchèque ont émigré dans les années 70. Après une scolarité chaotique, il obtient un bac C à 17 ans avec la mention très bien. Diplômé de Sciences-Po Paris, il continue son parcours étudiant en s'inscrivant en Langues O ou il étudie l'hébreu, le sanskrit, le persan, l'amaric, l'azéri, l'éthiopien... ce qui complète sa maîtrise parfaite du tchécoslovaque, de l'allemand, du finlandais et de l'anglais appris au cours de sa scolarité. 

À 19 ans, un premier psychiatre le bourre de médicaments, il évite de peu l'internement psychiatrique et commence une psychanalyse. Diagnostiqué « autiste Asperger », il jette tous ses traitements et commence une lente remontée vers le monde des « normaux ». 

Docteur en philosophie, chroniqueur à Europe 1, il est l'auteur chez Plon de Je suis à l'Est ! (2013) et de Eloge du voyage à l'usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez (2014).  

Saltimbanque de la différence, amoureux des langues et des cultures, Josef Schovanec nous entraîne dans un nouveau voyage, peut-être le plus surprenant et le plus déroutant qui soit pour une personne autiste : l'amour ! 

  

Avec Sonia, Gabriel, Debbie et d'autres, ses héros de l'étrange qui pourtant vivent parmi nous, se réenchante un monde trop normal dont on pensait avoir fait le tour. Par leurs songes et leurs liens, leurs singularités, leurs passions et leurs échecs, ils nous incitent à un voyage au bout de nous-mêmes sur les routes lointaines d'Autistan. 

Avec poésie, humour et pudeur, Josef Schovanec nous parle d'amour comme cet aveugle de naissance qui, mieux que nul autre, lui décrivit un soir d'hiver la couleur rouge. Et, tissant cent faits réels, porte au langage un pays qui lui est propre : celui de l'autisme. 

De l'Amour en Autistan  

 

de Josef Schovanec 

« Je vis avec l'autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu'il considère plus comme une qualité que comme un handicap. 

Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise plusieurs langues étrangères, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu'on lui prête, ceux d'un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires pour évoquer plutôt, avec beaucoup d'humour et de sensibilité, ces « petits » problèmes qui font le quotidien d'un autiste Asperger : les longues préparations nécessaires avant de prendre le métro ou de se rendre à un rendez-vous, l'angoisse qui l'étreint lorsque le téléphone sonne, la panique face au moindre imprévu, la difficulté à comprendre les codes sociaux et à nouer des relations amicales classiques, sa passion obsessionnelle pour les bibliothèques et les livres... 

Il revient aussi sur son parcours psychiatrique. 

L'autisme reste un sujet polémique dans le monde scientifique et associatif. 

Je suis à l'Est !  

De Josef Schovanec 

Kamran Nazeer est né autiste, en 1978. Il a étudié le droit, la philosophie et est aujourd'hui haut fonctionnaire pour le gouvernement anglais. Laissez entrer les idiots est son premier livre.  

Né autiste, Kamran Nazeer intègre dès son plus jeune âge une école spécialisée de New York. Des années plus tard, il retrouve quatre camarades devenus informaticien, coursier, pianiste virtuose et rédacteur de discours politiques : quatre vies, quatre parcours singuliers. Avec simplicité et profondeur, Laissez entrer les idiots nous fait entrer dans leur univers aussi déconcertant que fascinant. 

Laissez entrer les idiots, témoignage d'un autiste, de Kamran Nazeer 

Récit à deux voix : celle d'une mère qui veut comprendre le sentiment autodestructeur de son enfant, celle d'un petit garçon miraculeusement échappé des affres de l'autisme 

Enfant, Sean Barron semble normal. Certes, il crie souvent, déteste être pris dans les bras ; aux yeux de ses parents, c'est un mauvais cap à passer. Mais plus il grandit, plus son comportement devient difficile, incontrôlable. La vérité éclate, brutale : Sean est autiste. Grâce à leur amour, leur compréhension, leur patience, ses parents réussissent enfin à établir un lien avec lui. Un nouveau Sean naît alors. Il nous raconte les années que cette mystérieuse maladie lui a volées. Il se souvient de tout : la fureur, les obsessions, l'isolement terrifiant, le désir désespéré de s'en sortir...  

Moi, l'enfant autiste, de Judy et Sean Barron 

Naoki a appris à communiquer grâce à une grille alphabétique. Il a écrit ce livre à 13 ans et l'a d abord publié via Internet. Il a aujourd'hui 22 ans et communique toujours grâce à son clavier. Il vit à Kimitsu et tient un blog. 

Traduit de l'anglais par Daniel Roche 

« Quand Naoki explique Pourquoi je saute ? c'est à se demander pourquoi le reste du monde, lui, ne saute pas du même élan du coeur » Josef Schovanec 

  

Pour la première fois, un enfant atteint d'autisme sévère nous raconte l'autisme de l'intérieur. Il répond aux questions que les parents se posent : 

Pourquoi fuis-tu le contact visuel ? 

Est-il vrai que tu détestes qu'on te touche ? 

Pourquoi répètes-tu la même question sans arrêt ? 

Pourquoi sautes-tu en tapant des mains ?, etc. 

David Mitchell, l'un des meilleurs écrivains anglais de sa génération et père d'un enfant autiste, a découvert ce texte qui fut pour lui une révélation, une sorte de « Scaphandre et le Papillon » de l'autisme : « J'ai eu l'impression, pour la première fois, que notre fils nous racontait ce qui se passait dans sa tête. » 

Il a décidé de le traduire du japonais avec sa femme KA Yoshida : « Ce livre est bien plus qu'une somme d'informations, il apporte la preuve qu'il y a, emprisonné à l'intérieur du corps autistique, apparemment impuissant, un esprit aussi curieux, subtil et complexe que le vôtre, le mien, celui de n'importe qui. » 

Sait-tu pourquoi je saute ? La voix intérieure d'un autiste de 13 ans, de Naoki Higashida 

Une âme prisonnière de Birger Sellin 

"Je chante cette chanson depuis les profondeurs de l'enfer et appelle tous les muets de ce monde." Ainsi s'exprime Birger Sellin, autiste de vingt ans. 

Son apparence ? Celle d'un handicapé mental profond, se balançant, se frappant, se mordant, hurlant, haletant. Personne ne sait comment il a appris à lire et à écrire. Pourtant, lorsqu'on l'a placé devant un ordinateur pour tenter une expérience de "communication assistée", il s'est mis à composer des mots. Et ce qu'il écrit est bouleversant, poétique, déchirant. Ses textes traduisent une terreur absolue, mais aussi de la beauté et de l'émotion. 

On a parlé à son propos, non sans raison, de Hölderlin et d'Artaud. Pour la première fois, un autiste évoque pour "le monde d'en haut" les souffrances, les colères, les angoisses de celui qui, "enlisé dans les marécages du silence", ne se considère pas comme un être humain, mais voudrait désespérément rejoindre l'univers des vivants et ne plus être prisonnier de lui-même. 

Son autisme aurait dû la condamner à l'enfermement. Mais, contre toute attente, Donna Williams y a échappé, parvenant même à s'inscrire à l'université. Elle livre ici un témoignage unique sur le monde de l'autisme.  

Donna a vécu totalement autonome jusqu'à son décès en avril 2017, des suite d'un cancer.  

"Je tombai derechef amoureuse de la vie. J'aimais le ciel. J'aimais les fenêtres et leurs vitres dans lesquelles je pouvais me dire bonjour ! Je me tirais les cheveux et, miracle, je ressentais quelque chose. Je me mordillais les bras et goûtais le sel de ma peau. C'était moi." 

  

On la croit folle, retardée, méchante mais Donna Williams n'est rien de tout cela. Elle vit seulement dans son monde, un monde à part où les êtres dont elle cherche désepérement à sortir pour rejoindre celui des gens "normaux". Malgré ses difficultés, Donna se bat pour comprendre sa différence et l'apprivoiser. Ce combat si particulier est en même temps universel. Il est celui que chacun livre pour cet enfant qu'il porte au font de soi et qui aspire à s'accomplir. 

Si on me touche, je n'existe plus,  

de Donna Williams 

« Babouillec autiste sans paroles » est Hélène Nicolas, une jeune femme de vingt-cinq ans, autiste diagnostiquée « déficitaire à 80 % ». Jamais scolarisée, elle n’a – selon ses propres mots – « pas appris à lire, à écrire, à parler ». Elle réussit pourtant, après vingt ans de silence, à écrire à l’aide de lettres en carton disposées sur une page blanche, des œuvres d’une grande force poétique. 

Adapté au théâtre sous le titre « À nos étoiles », ce texte a reçu les encouragements du Centre National du Théâtre en 2010. 

Être autiste 

Concept ordinaire de l’autocritique 

Les ordres bousculent l’initiative itinérante. Tu es en chemin 

d’exécution d’un acte dicté par ta raison, 

Quelqu’un t’interpelle, 

Otage de ton Silence, tu perds la Raison de ton Acte. 

Livré à toi-même, ordre ou désordre,seul responsable,    

tu plonges dans le plus proche état disponible, 

égarant le mode d’emploi du contrat social. 

KO  relationnel puis Big Bang émotionnel 

La faute à qui tout ça ? 

Édifiante question. 

Est-on responsable de nos déficiences ? 

Les autres sont-ils garants de nos absences ? 

Avec la boîte à gros bobos, j’ai démarré l’ouverture de mon corps. 

Raison et Acte dans la douleur du silence. 

Monologue intérieur de Babouillec, autiste sans paroles 

Algorithme éponyme de Babouillec 

Je suis né une jour bleu de Daniel Tammet 

Ma vie d'autiste, de Temple Grandin 

" Je suis née un jour de neige, d'une mère qui se marre tout le temps. Je me suis dit " ça caille, mais ça a l'air cool la vie ! " Et j'ai enchaîné les galères ". Voici comment se présente Hélène Nicolas, jeune femme de trente ans, autiste diagnostiquée très déficitaire. Jamais scolarisée, elle n'a, selon ses propres mots " pas appris à lire, à écrire, à parler ". Elle n'a pas accès à la parole ; son habilité motrice est insuffisante pour écrire. Elle réussit pourtant, après vingt ans de silence, à écrire à l'aide de lettres en carton disposés sur une page blanche, des oeuvres d'une grande force poétique. Elle se donne comme nom : Babouillec. Algorithme éponyme et autres textes recueillent ses principaux ouvrages, dont deux font l'objet de multiples représentations théâtrales, notamment au festival d'Avignon, et au théâtre de la Ville. 

Daniel décrit avec une simplicité bouleversante son enfance à Londres, dans une famille de neuf enfants. Il raconte ses années d'école, la découverte de sa différence, le soutien aimant de ses parents, la conquête de l'indépendance, la route vers la célébrité. 

Aujourd'hui, Daniel a 28 ans. Il vit dans le Kent avec Neil, son compagnon. 

Ce témoignage est un voyage aux côtés d'un jeune homme aux capacités hors du commun. Comme le héros de Rain Man, Daniel Tammet est un autiste savant, un génie des nombres. Son cerveau lui permet d'effectuer des calculs mentaux faramineux en quelques secondes. 

  

Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs. 

Il a ainsi mémorisé les 22 514 premières décimales du nombre pi, un exploit qui a nécessité plus de cinq heures d'énumération en public. Daniel est également un linguiste de génie : il parle sept langues et a appris l'islandais en une semaine. 

  

Bien qu'autiste, il n'est pas coupé du monde : il est capable d'avoir une vie sociale et de raconter ce qui se passe dans sa tête. Les plus éminents neuro-scientifiques s'intéressent à son cas. 

Célèbre dans le monde entier, Temple Grandin a également publié "penser en images". Son "cas" a fait l'objet de nombreses études et elle est devenue un symbole pour tous ceu qui luttent afin de briser l'enfermement de l'autisme.  

"J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège" . 

Le diagnostic tombe comme un couperet : la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur. 

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