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Alors que Théo, son plus jeune enfant, est diagnostiqué autiste à l'âge de deux ans, Valérie Gay-Corajoud, musicienne de formation, met un frein à sa carrière afin de s'occuper de lui à temps plein. 

Très critique au sujet des différentes méthodes proposées par les spécialistes, elle refuse de le contraindre à rejoindre une norme établie. 

Aux côtés de sa famille, Théo, enfant mutique, perdu dans le silence de son repli autistique, retrouve finalement le chemin de l'autre au fil des années et parvient à se réaliser au travers de ses affinités. 

Depuis des années, Valérie Gay-Corajoud raconte la vie de sa famille auprès de Théo par le biais de blogs, de forums, d'articles de journaux, mais également lors de colloques ou de conférences qu'elle anime en France et à l'étranger. 

Son premier livre, Autre-Chose dans la vie de Théo, destinés aux enfants et aux enseignants, a été suivi d'un film documentaire sur sa famille réalisé par Solène Caron, Le Monde de Théo, régulièrement projeté lors de rencontres professionnelles autour de l'autisme. 

Aujourd'hui, Valérie Gay-Corajoud est formatrice pour les professionnels de la prise en charge des personnes autistes. Elle milite au sein de plusieurs associations, notamment : La Main à l'Oreille, dont elle est la responsable pour la région Occitanie.  

C'est là, ce 25 décembre 2005 aux alentours de minuit, tous assis autour de la table de la cuisine que, pour la première fois, nous avons prononcé le mot "autisme" à propos de Théo 

Ce ne fut ni un choc, ni une révélation. Plutot un chemin qui s'est dessiné devant nous... un chemin impératif. 

J'ai senti les enfants reprendre pied. les yeux encore rougis par les larmes, langoisse encore visible sur leurs visages, ils cherchaient les mots auxquels se raccrocher. 

Ce petit frère dont ils avaient appris à accepter les particularités était notre lien, celui qui réunissait nos deux familles, celui qu'on avait attendu, espéré, choyé. Il était notre petit ange. Avoir vu sur lui cette souffrance quasi animale n'était pas supportable. Il fallait que nous trouvions le moyen de l'aider à dépasser cela. Nous ne pouvions plus nous voiler la face. 

Nous n'arrivions pas à aller nous coucher. Les guirlandes lumineuses nous berçaient de leurs couleurs chaleureuses, les rires et les feux d'artifice du voisinage s'insinuaient dans nos chuchotements. Noël passait sans nous. 

Cette nuit-là, un contrat tacite a été passé entre nous tous, j'en ai l'intime conviction. nous allions sortir vainqueurs, il n'était pas envisageable qu'il en soit autrement.